La Randonnée Bull 2016 est terminée. Consultation d'un CR rapide avec quelques photos, c'est par ici et le revue de presse est consultable sur cette page...
La première étape: Lundi 05 Juin 2006: Echirolles / Mazet St Voy (195 km)...
Ils étaient quarante deux postulants, dont cinq dames ou demoiselles, à cette quatorzième édition de la Rando Bull. Tous n'étaient au rendez-vous, très matinal, fixé à 5 heures, mais au fil des minutes l'effectif afficha rapidement complet, à l'exception de quelques cyclistes banlieusards qui avaient annoncé prendre le train en route. Entendez par là, qu'ils avaient donné rendez-vous au peleton en cours de route. Après le complément de chargement du camion (comprenez, par là, le véhicule d'assistance) avec la victuaille et les boissons indispensables au voyage, ce fut le tour de la traditionnelle photo. A 6 heures pétantes, au coup de sifflet de Louis, le gros peleton s'ébranla dans les rues d'Echirolles, puis de Grenoble, bien calmes à cette heure matinale, pour rejoindre la piste cyclable à la Porte de France. Le temps, bien que la température soit fraîche pour un début du mois de Juin, était beau et la météo optimiste pour la semaine. Petit à petit, malgré l'allure soutenue, l'effectif grossit pour se retrouver complet au pont de Saint-Quentin sur Isère. Ce fut, à cet endroit, le premier rendez-vous avec le véhicule d'assistance. Après quelques minutes de pause, où l'on se délesta de quelques petites laines, le peleton musarda dans les dédales de la plaine de Tullins avant de rejoindre Poliènas et attaquer les premières pentes. Le premier casse-croute, qui fut le bienvenu, a été englouti sur le plateau des Chambarands. La descente sur Roybon, puis en direction du Rhône, s'effectua à un bon rythme si bien que Saint-Vallier fut atteint dans les délais prévus. Le Rhône franchi, les cyclos se retrouvèrent dans le département de l'Ardèche et les premières difficultés apparurent. La route s'élève rapidement de quelques centaines de mètres, les montées succèdent aux descentes. La pause de la mi-journée avec casse-croute interviendra, comme prévu, à Saint-Jeure-d'Ay (lieu déjà connu par les cyclos ayant participés à la rando de 1999 dans le Cantal). En guise de digestif, le peleton affronte alors le parcours de l'Ardéchoise (la célèbre épreuve cyclo-sportive) avec le col de Juvenel et la traversée de Saint-Félicien. A noter que ce petit village est au coeur de cette épreuve et que chaque villageois apporte sa contribution dans son organisation. S'ensuivirent d'autres lieux connus par les "Ardéchois": le Col du Buisson ou la montée de Rochepaule. Malgré la difficulté du parcours, la moyenne prévue est respectée aidée en cela par la température relativempent fraîche pour la saison. Le peleton franchira rapidement les limites du département pour pénétrer dans celui de la Haute-Loire dans les environs du Chambon-sur-Lignon. L'arrivée de cette première journée du parcours est proche, chacun pensant au repos (bien mérité) qui l'attend. Le peleton fait étape à Mazet-Saint Foy, gite qui a déjà hébergé les bullistes en 1999. En fin de repas, les délibérations du jury décernant les différents trophés seront communiqués par l'intermédiaire de Jacques, son président. Ces trophés qui sont les suivants: Enclume et Enclumette, Bielle et Biellette, St Bernard et St Bernadette, Play-boy et Playmate ainsi que celui de l'animation seront attribués à l'issue de la troisième journée du parcours à celles et ceux qui auront totalisé le plus de points au cours des trois premiers jours.
Statistiques:
Distance parcourue: 195 km pour 2600 mètres d'élévation
Crevaison: Aucune
La seconde étape: Mardi 06 Juin 2006: Mazet St Voy / Chilhac (145 km)...
Les jambes sont douloureuses ce matin au lever. Les deuxième et troisième journées sont, traditionnellement, les plus difficiles pour les organismes non encore habitués aux efforts prolongés et répétitifs. Cependant, les perspectives de la découverte de magnifiques paysages ainsi que la présence du soleil rendent plus supportables les courbatures. Après le chargement du camion et la prise d'un copieux petit-déjeuner, le signal du départ est donné aux environs de huit heures. La température est toujours aussi fraiche à cette altitude (1050 mètres). Il faisait, en effet, 5 degrès au lever du soleil. Les hasards du parcours arrangent bien nos affaires car la route s'élève progressivement en direction du col de la Croix de Pecatta. La pente des quatre derniers kilomètres sera plus sévère puisque dépassant, d'après notre traceur-chef Jef, les 9%. Le sommet du col (1564 mètres), qui figurait également au tracé de la rando 1999, est franchi sans problème si ce n'est pour le quintal de l'équipée qui va connaitre sa première crevaison bientôt suivie par deux autres (record à battre?). Les montées et descentes se succèdent, toujours, à un rythme soutenu ce qui va contribuer à entretenir un dénivelé journalier respectable. Après le département de Haute-Loire, nous faisons une petite incursion dans ceux d'Ardèche puis de Lozère. Le tracé emprunte les régions volcaniques du Mézenc et du Gerbier-des-Joncs. Nous sommes proches du rude Plateau Ardéchois célèbre par son Auberge Rouge. Nous voici à proximité d'Issarlès, célèbre par son lac. Le tracé du jour prévoyait bien un circuit centré sur la ville du Puy-en-Velay car le peleton se retrouve, à nouveau, dans le département de Haute-Loire. Cela est d'ailleurs confirmé par la présence, au repas de midi, d'une salade de lentilles! En effet, cette légumineuse est cultivée en quantité dans la région. Heureusement, le menu concocté par le cuisinier du gite de Mazet-St Voy possédait d'autres arguments qui permirent aux cyclos d'affronter les dernières difficultés de la journée. Il a d'ailleurs été englouti avec avidité par le peleton aux environs de Chapeauroux. L'après-midi sera difficile car le parcours est toujours aussi exigeant. Il faut relever que le niveau moyen des participants s'est élevé et, donc, que les arrêts pour regroupement sont moins longs car les bielles et biellettes (nouvelle appellation des trainards cette année) ne doivent leur classement que par la position qu'ils occupent aux sommets des cols. Ces dames n'étant pas en reste, derrière les confirmées Marie-Odile et Catherine, on constate les progrès d'Isabelle et Delphine (pas dans le camion mais sur le vélo). Quant à la petite dernière, Anna, elle a suivi régulièrement et sans problème le peloton. Pour revenir aux péripéties du jour, il convient de citer la cascade de crevaisons (sept) et l'anecdote concernant l'une d'elles. Assis sur un muret à proximité de son vélo, au bas d'une longue descente à forte déclivité, notre ami Philippe eut la surprise de constater l'éclatement de son pneu arrière alors que le vélo était immobile. Explication du spécialiste Marcel : c'est la forte chaleur de la jante provoquée par le freinage intensif qui en est la cause! Il ne faut, donc, jamais s'arrêter dès la fin d'une descente mais rouler quelques kilomètres afin de refroidir la jante. La fin de la journée nous réservera une petite surprise car Chilhac est situé sur un petit piton qu'il a bien fallu escalader. Le gite de ce village est constitué de petits appartements situés dans des maisons parfaitement restaurées qui redonnent une vie à celui-ci pour quelques semaines par an. Le repas du soir a été servi dans l'unique restaurant (merci Guy et Bernard) de Chilhac où l'annonce de l'attribution des points pour les diffèrents trophées a donné lieu à de vives discussions. Cependant, une tendance se dégage mais la journée du lendemain s'annonce décisive.
Statistiques:
Distance parcourue: 145 km pour 2500 mètres d'élévation
Crevaison: Sept
La troisième étape: Mercredi 07 Juin 2006: Chilhac / Mauriac (140 km)...
Pour tous, il s'agit de la journée phare du parcours. D'autant que la plupart d'entre nous, participants à la rando 1999, ont une petite revanche à prendre sur la montagne. Cette année là, en effet, à cause du mauvais temps, l'escalade du Pas de Pérol n'avait pu être réalisée. Prévoyant une journée difficile, l'organisation a avancé d'une demi-heure le départ de l'étape. Le temps est toujours frais mais le ciel annonce une belle journée et nous ne serons pas déçus! Le départ a, donc, été donné à 7h30. Après une courte descente, la route commence à s'élever pour se maintenir à une altitude moyenne avoisinant les 1000 mètres. Le passage dans le département du Cantal s'effectue peu avant la localité de Lastic. Ce département est recouvert, en grande partie, par les scories et laves vomies par les volcans au cours de l'ère tertiaire. Les rivières y ont tracé de profondes vallées et les pâturages se mèlent aux bois. On devine à présent, au loin, la chaîne des Puys qu'il va falloir franchir en début d'après-midi. Quelques plaques de neige, sur les sommets, nous rappellent que l'hiver était encore installé il y a seulement quelques jours. Le peloton affichant, toujours, une belle santée maintient son allure ce qui permet de conserver une petite avance sur l'horaire prévu. Le Puy Mary (1789 mètres) servant de repère, nous voici à l'approche de la principale difficulté du jour (le Pas de Pérol, altitude 1588 mètres) qui se situe quelques dizaines de mètres en dessous du sommet. Dans le but, sans doute, de montrer ce qui attend les cyclos l'organisation choisit de pique-niquer sur une aire offrant une superbe vue sur le piton rocheux. Après un copieux repas, le peloton effectue son approche. La route qui était, encore, relativement plate durant quelques kilomètres va s'élever fortement. S'ensuit, alors, un long faux plat qui permet d'atteindre le col d'Eylac (1400 mètres). Le sommet du Pas de Pérol n'est plus très loin, on peut apercevoir des cyclos (peut-être nos enclumes) qui en escaladent les derniers mètres. A partir du col d'Eylac, la pente moyenne des deux derniers kilomètres avoisine les 10% avec des passages à 13%, voire plus. La chaleur devenant de plus en plus intense, l'escalade n'en est que plus difficile. Ouf, voici le sommet. Le panorama est somptueux. Depuis le Pas de Pérol, la pente (pour accéder au sommet du Puy Mary) est tellement raide que des marches ont été taillées dans la roche. Ne reculant devant aucun sacrifice, l'organisation y a même prévu de nous offrir le café! Quelques minutes de repos afin de récupérer et de s'imprégner de la superbe vue de ces paysages auvergnats, il faut déja partir. La descente vertigineuse, sur plusieurs kilomètres, amène les cyclos au pied du col de Néronne qui n'est qu'une simple formalité en l'abordant par le versant Est. Le rendez-vous suivant est fixé à Sallers, célèbre chef-lieu de canton du Cantal, qui a donné son nom à une race bovine. Une rapide visite du village, au rues pavées, permet d'admirer les maisons parfaitement restaurées. La distance séparant nous séparant de Mauriac, distant seulement de 20 kilomètres, est rapidement parcourue ce qui permet aux cyclos de s'installer tranquillement au Centre de Vacances où ils sont hébergés. Au cours de l'apéritif, qui précéda le repas du soir, eut lieu la remise des trophées (voir les résultats, en dessous) ainsi qu'une remise de cadeaux aux indéboulonnables et, néanmoins, talentueux organisateurs Guy et Bernard. Le Président du jury (Jacques) aidé par le Vice-Président regretté (Guy Moison) animèrent la cérémonie et tous les présents oubliront que les coupes sont restées à Echirolles! Le repas, qui suivit, mettra un terme à cette inoubliable journée qui restera, sans aucun doute, gravée dans les esprits.
RESULTATS DES TROPHEES:
Enclume : 1) Gérard 2) Louis 3) Roger
Bielle : 1) Hervé 2) Christian 3) Goulven
Biellette : 1) Isabelle 2) Delphine 3) Anna
Play-boy : 1) François 2) Michel 3) Roger
Playmate : 1) Catherine 2) Delphine 3) Anna
St-Bernard : 1) J.-François 2) Patrice 3) Dominique
Animation : 1) Guy S. (par épouse interposée)
Statistiques:
Distance parcourue: 140 km pour 2600 mètres d'élévation
Crevaison: 0
La quatrième étape: Jeudi 08 Juin 2006: Mauriac / Saint Denis les Martel ( 120 km)...
Les quarante deux cyclos, toujours fringants, s'apprètent à affronter la dernière journée du parcours. L'étape courte et les trophées distribués la veille annoncent une journée calme et propice à la ballade aidés en cela par un temps toujours beau et qui sera de plus en plus chaud. Le départ, plus tardif (8h30), contribue également à entretenir une ambiance de vacances. Après une longue approche descendante, le peloton va entreprendre une partie de cache-cache avec la Dordogne à partir de Ferrière (entrée dans le département de Corrèze): un coup en bas (près de la rivière), un coup en haut (sur le plateau). Si bien qu'à ce petit jeu là un groupe d'une vingtaine de cyclos, oubliant sans doute que le trophée des Enclumes était déja décerné, vont manquer un aiguillage et parcourir une bonne dizaine de kilomètres supplémentaires (dont la moitié de montée)! Pour l'anecdote, il faut signaler que ce groupe croyant être en avance sur le reste de la troupe improvisa une aire de repos pour le casse-croûte. C'est ainsi que, tables et bancs, furent construits (en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire) en récupérant des matériaux sur un chantier abandonné. Heureusement, pour ces étourdis, grâce au téléphone portable le groupe se retrouva complet à Argentat au bord de la Dordogne. Malheureusement, les surprises n'étaient pas terminées, pour autant, car 20 sacs-repas confectionnés par le cuisinier étaient restés dans les frigos de la cuisine du centre de vacances à Mauriac! Cependant, tout rentra dans l'ordre car, d'une part, les soutes du camion étaient encore copieusement garnies de victuailles (il restait meme quelques boites de paté de foie, reliquat de la 1ère rando dans le Jura en 1993) et, d'autre part, le gestionnaire du centre de vacances de Mauriac (qui s'était rendu compte de l'oubli du cuisinier) informa, dans les plus brefs délais, le grand argentier (tout le monde l'aura reconnu) qu'il le rembourserait sur la base de huit euros l'unité. Par la faute de la chaleur, de plus en plus présente, le pique-nique s'éternisa. Jérôme mit à profit cet arrêt prolongé pour prendre un bain dans la Dordogne. Mais un coup de sifflet strident nous ramena à la réalité: il fallait reprendre la route. Heureusement, nous n'étions plus qu'à une cinquantaine de kilomètres du terme de ce parcours ne présentant pas ou peu de difficultés. Le peloton va pénétrer dans le département du Lot peu après Beaulieu-sur-Dordogne et tarverser de magnifiques petits villages comme celui de Carennac, classé parmi les Plus beaux villages de France (le département en comporte trois autres). Cette ultime étape va se terminer par une sévère montée, depuis St Denis-Les-Martel, au Chateau des Termes, lieu de résidence de la rando.
Statistiques:
Distance parcourue: 120 km pour 1250 mètres d'élévation
Crevaison: 2
Vendredi 09 Juin 2006
Tous les participants (venant d'Angers, la région parisienne et Echirolles) à cette quatorzième édition de la Rando Bull ne sont pas, encore, tous présents ce matin pour affronter le parcours commun. Pour des raisons de logistique, il a été proposé de couper la journée en deux parties afin de prendre le repas du midi sur les lieux d'hébergement. Le matin, il est proposé deux circuits : le plus long comportant 62 kilomètres contre 48 pour le plus court. Cependant, certains vont rapidement en mettre sur pied un troisième, dont la distance intermédiare permet de visiter les deux sites apparaissant les plus remarquables de la région nord du Causse de Martel. Ce causse est situé au nord de la Dordogne alors que celui dit de Gramat ou, encore, de Rocamadour est situé au sud de la rivière. Il s'agit des villages de Collonges-La-Rouge et de Turenne situés sur le territoire du département de Corrèze. Collonges porte bien son nom, car les maisons sont construites à l'aide de pierres de grès pourpre. Elle faisait partie du vicomté de Turenne jusqu'au 13ème siècle. Le village, qui est dans un état de conservation remarquable, est orienté vers le tourisme avec restaurants et commerces offrant spécialités du pays ou souvenirs. Turenne, situé sur une hauteur est une petite ville au grand passé. Il s'agit d'une ancienne place forte, connue pour contester les invasions normandes et le pouvoir royal, autrefois fief du maréchal portant le même nom. Le retour, vers Martel, s'effectue à bonne allure (seulement interrompue par des travaux de calibrage de la route) à travers le plateau du causse. Malgré la dispersion, l'ensemble des cyclos se retrouve à 12h30 précises pour le repas. A noter que les repas, si le beau temps persiste, seront servis sous les tilleuls centenaires du centre de vacances.
Si la matinée a été consacrée à la région située au nord de Martel, l'après-midi nous fera découvrir la partie sud. Deux itinéraires "gigognes" l'un de 77 kilomètres, l'autre de 64 nous amènent (par Floirac et le gouffre de Padirac) à Rocamadour. L'arrivée à Rocamadour par la route de l'Hospitalet permet, d'une terrasse formant belvédère, de découvrir une vue remarquable. Il s'agit d'un entassement invraissemblable de vieux logis , de tours, d'oratoires accrochés à une falaise dominant de 150 mètres un petit canyon : l'Alzou. D'autres sites remarquables, au retour (effectué par la vallée de la Dordogne), seront découverts : Belcastel, Meyronne, Creysse et Gluges. Mais le temps est compté, il faut rentrer car la direction du centre de vacances offre l'apéritif. Les visites seront pour une prochaine fois!
La soirée va débuter par les retrouvailles des derniers arrivants autour d'un apéritif, offert par notre hôte, et se poursuivre par un excellent repas. L'effectif de cette dernière rando, maintenant complet, est de 92 personnes (52 Echirollois, 18 Angevins et 22 Parisiens). Chacun regagnera son lieu de repos à une heure raisonnable afin d'être en forme pour affronter la journée du lendemain.
Samedi 10 Juin 2006
Le temps est toujours aussi beau en ce début de journée qui promet d'être chaude. Jean-Marie a concocté un petit et deux grands parcours (129 et 131 kilomètres). Malheureusement, le repas de midi étant servi (comme habituellement, en commun) à La Roque-Gageac (bien trop éloigné de St-Denis-Les- Martel) le petit parcours va nécessiter une approche en voiture. Après le petit- déjeuner servi à partir de 7h30, les participants sont invités à la prise des rituelles photos à 8h30 pétantes. Ensuite, dès 9 heures, les randonneurs vont, par petits groupes, prendre la direction de la vallée de la Dordogne. Le début du parcours s'effectue sur un itinéraire déja connu : Gluges, Creysse, St Sozy et Belcastel. A partir de ce dernier village et de son château bien campé sur une falaise à pic, les cyclos découvrent de nouveaux sites et paysages aussi somptueux les uns que les autres. Trois cyclos du club de Sarlat (dont un ancien Bull) sont venus à notre rencontre et vont nous faire découvrir leur superbe région. A partir de Souillac, la Dordogne beaucoup plus calme déploie ses méandres et s'infiltre à travers d'étroits passages rocheux. Les pauses sont nombreuses et les appareils photographiques s'en donnent à coeur joie! La rivière nous amène tout naturellement à La-Roche-Gageac où le rendez-vous, pour le repas, a été fixé. Le village est adossé à une falaise qui domine la Dordogne. On peut y distinguer, encore, quelques vestiges d'habitations troglodytes. Dans les ruelles pittoresques, les maisons de paysans et d'artisans côtoient de nobles demeures. Certaines maisons sont recouvertes de toits de lauzes qui se reflètent dans la rivière. Les fidèles Geneviève et Yves assurent, depuis de nombreuses années, la logistique des repas lors du parcours commun du Samedi. Ils sont, encore, présents cette année. C'est l'occasion de les remercier pour leur dévouement et la bonne humeur qu'ils contribuent à entretenir au cours du week-end. Le repas a été servi sous la halle du village, exceptionnellement mise à notre disposition par la municipalité. Le repas froid consommé, et malgré la chaleur, il va falloir se remettre en selle pour prendre la direction de Sarlat. L'allure est modérée mais la distance est rapidement couverte. Nous voici à Sarlat; le samedi est jour de marché et les déballages des marchands forains sont encore nombreux dans les rues. Le quart d'heure alloué à la visite de la ville ne nous donnera qu'un petit apperçu de la richesse architecturale de celle-ci. Chacun jura qu'il faudra y revenir en y consacrant plus de temps! La sortie de la ville, se compliqua car la circulation automobile est intense. Heureusement, pour les moins courageux, la piste cyclable qui emprunte l'ancienne voie ferrée n'est plus très lointe. Le revêtement récent, très roulant et l'itinéraire ombragé, contribuent à entretenir une moyenne élevée. Le tracé long d'une dizaine de kilomètres, situé sur la rive droite de la Dordogne, nous amène à Souillac. Nous y serons rejoint par les plus courageux qui ont choisi le tracé normal, situé plus au nord, passant par Salignac-Eyvigues. Souillac est en fête: c'est la féria. Certains profitent de l'ombre accueillante des platanes pour se rafraichir en musique. St-Denis-Les-Martel n'est plus très loin et le retour s'effectue sans problème. Le prochain rendez-vous est fixé pour l'apéritif où nos amis angevins offrent traditionnellement le vin des Coteaux du Layon (L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération...)) qui contribue à entretenir une ambiance festive jusqu'à tard dans la nuit voire tot le matin, pour certains. Deux couples de Sarlat, dont les messieurs nous avaient accompagnés sur la route (l'ancien Bull est présent), nous ont rejoints pour participer à la fête.
Dimanche 11 Juin 2006
Un parcours a bien été prévu ce matin, par Jean-Marie, mais la motivation est absente pour diffèrentes raisons. Certains sont déja partis, ou sont sur le point de nous quitter. C'est le cas des Angevins qui repartent à vélo en deux étapes et de quelques Echirollois partis supporter le FCG qui dispute, à Limoges, un barrage pour accèder à l'échelon supérieur. Cependant certains courageux vont s'élancer sur les routes et parcourir quelques dizaines de kilomètres en direction de Carennac et Loubressac. Le dernier repas pris, l'heure de prendre congé est arrivée en souhaitant se retrouver pour la randonnée 2007 qui se déroulera en Alsace. Après la pause réglementaire observée dans le Forez, l'autocar et son chauffeur Henri-Pierre nous déposeront à Echirolles aux environs de 22 heures.