La Randonnée Bull 2016 est terminée. Consultation d'un CR rapide avec quelques photos, c'est par ici et le revue de presse est consultable sur cette page...
L'affiche officielle de la neuvième randonnée Bull
Quelques photos souvenir
Longue était la route...
...et sympathique, l'ambiance...
...à travers de merveilleux paysages.
Mais après l'effort...
...le réconfort !
Une bonne remise en forme...
...et à l'année prochaine...
Les Impressions d'Agnès (Paris) :
Nous sommes bien rentrés dans notre "chez nous", après 8 heures de voiture... et les traditionnels bouchons en arrivant en Ile de France, et malgré le vent, les averses, et les orages qui nous ont accompagnés tout au long de la route.
Mes impressions ?
Un très bon week-end, une région magnifique et des circuits superbes que je referai volontiers à l'occasion. Dommage que cela soit si loin des Yvelines, car cela fait beaucoup de voiture pour un si court week-end !
Dommage également que je sois apparamment une des rares (?) à faire partie des "randonneurs" (ceux qui ne se préoccupent pas de leur moyenne, et qui donc se retrouvent souvent seuls en dehors des pelotons traditionnels).
Ma collection s'est enrichie de 6 cols supplémentaires, et j'en suis bien contente!
J'ai trouvé la soirée du samedi très agréable, et j'ai beaucoup apprécié les petits discours lors de la remise des récompenses.
Une suggestion pour l'année prochaine : faire plus de pub pour faire connaître la rencontre à plus de monde dans tous les établissements. Il semble que plusieurs personnes des Clayes par exemple auraient été intéressées quand elles ont vu l'affiche, mais les inscriptions étaient déjà closes.
En tout cas, merci encore à tous ceux qui se sont impliqués dans l'organisation de ce wee-end. Je suis bien consciente de tout le boulot que cela représente...
A l'année prochaine j'espère.
Amicalement!
Agnès
Celles de Marcel (Echirolles) :
Bonjour à tous,
C'était ma vrai première rando Bull, l'année dernière juste le temps du week end je n'avais pu complètement vivre cette "folle aventure", mais cette année....... que d'émotions, de joie, de plaisir des yeux, de souffrance pour ce retour gâché par une météo pourrie, mais en résumé 5 jours de vrai bonheur de cyclotouriste.
Je remercie sincèrement tous ceux qui m'ont permis de vivre tous ces moments.
Je pense aux personnes qui ont organisé toute cette logistique : réservations de gîte, de camion d'assistance, tracé des parcours, casse croûte, pic-nique, etc...etc..
Bravo et encore merci, à l'année prochaine.
Marcel Savy
Le récit de Pierre-André Sonzogno (le narrateur d'Echirolles) :
Ce jeudi 14 juin à 6 heures 30, nous sommes 28 cyclo (et, sur un autre parcours, 6 vététistes) pour la photo du départ. Le ciel est bleu et le fond de l'air juste frais comme il faut. En route vers la N75 entre Pont de Claix et Champ sur Drac pour se rappeler une dernière fois qu'il existe un enfer des routes à automobiles (à moteur). Dans la montée sur Monteynard, il y a bien encore quelques camions mais sur la corniche du Drac, par La Motte St Martin, Marcieu, et Mayres-Savel, nous commençons à parcourir les petites routes paradis des cyclotouristes qui seront à notre menu pendant 5 jours.
Un régal des biscuits aux raisins secs de Mme Souchon s' ajoutent la splendeur des vues sur le Mont Aiguille et la façade orientale du Vercors, sur le lac de Monteynard et les gorges du Drac.
Le pont de Cognet étant toujours en travaux, nous remontons jusqu'à La Mure pour redescendre sur le pont de Ponsonnas où nous mangeons le premier casse-croûte saucisson de la journée. Dans la grimpée vers St Jean d'Hérans il commence à faire franchement bon et le rouge des coquelicots éclaire les champs alentour.
Nous contournons le majestueux Obiou par St Sébastien, Cordéac et Pellefol pour gagner le lieu prévu pour le repas au bord de la Souloise. Pendant le pique-nique sous les pins pour les uns, les autres vont visiter, à 500 mètres de là, les sources des Gillardes et puis on inverse les groupes (quelle organisation!). Intéressant cette résurgence des eaux venues du massif de l'Obiou que presque personne ne connaissait.
On entre ensuite en Dévoluy par le défilé de la Souloise, au pied des falaises impressionnantes puis on le traverse jusqu'au col du Festre. En attendant les derniers le gros de la troupe profite de la terrasse du bar. La descente vers la vallée du Buech se fait à rapide allure et on récupère à Veynes le régional de l'étape parti en avant saluer ses parents. Par de toutes petites routes on rejoint le VVF de Lagrand et son auberge adjacente. Après 12 heures 20 de promenade à vélo pour 163 kilomètres, on repousse un peu l'heure de réveil du lendemain.
Ce n'est donc que vers 7 heures 20 qu'on attaque la deuxième journée qui doit nous emmener d'abord au pique-nique, point de rencontre avec les Parisiens arrivés la veille à Die et venant nous chercher, puis à Die à travers 4 cols. Il ne fait pas encore trop chaud dans le col de Perty où nous nous regroupons en contemplant le Mont Ventoux. La longue descente vers la vallée de l'Ouvèze nous rafraîchit encore un peu mais la remontée au col de Peyruergue nous rappelle que l'été approche surtout qu'il faut assez vite remonter vers le col de Soubeyrand dont la route n' est pas complètement à l'ombre, il s'en faut de beaucoup....
Finalement nous abandonnons à Rémuzat l'idée de manger en compagnie des collègues de la capitale car nous ne pouvons pas les joindre au téléphone et c'est la camionnette qui va leur porter leur ravitaillement. Après le pique-nique sur le gazon de la mairie, il ne reste plus qu'à s'armer de patience pour monter le col de Pré Guittard et nous les rejoignons au café de Gumiane juste avant St Nazaire le Désert. Le bien nommé d' ailleus puisque le long de la vallée de la Roanne, il y a des bornes téléphoniques de secours, signe qu' il est inutile de compter sur le passage du prochain véhicule qui peut se faire attendre longtemps. Une route de rêve pour les cyclotouristes comme il y en beaucoup dans la Drôme. Par contre les derniers kilomètres par la "Nationale" (D93 en fait) sont beaucoup plus fréquentés en cette fin d'après-midi de vendredi.
Au bilan 148 kilomètres et 10 heures 40 de plein air.
Au centre de vacances du Martouret nous retrouvons tout le monde et surtout les Angevins autour de (nombreux) verres de Clairette (70 à 100% de muscat en fait pour la "traditionnelle"). On tente de prévoir la journée du lendemain malgré des prévisions météo pessimistes.
Effectivement les nuages assombrissent le ciel drômois le lendemain matin, samedi et la crainte des averses nous fait transférer le pique-nique prévu en plein air au Claps vers le gîte et donc à l'abri.
Une bonne moitié de l'effectif prend cependant la petite route qui longe la Drôme en direction de Pont de Quart. A Châtillon les moins-en-jambe partent vers le Claps et les autres remontent vers les gorges des Gats. Ce parcours plus costaud nous amène à Boulc par son tunnel très pentu. Mais moins cependant que le col de Miscon, route forestière à l'origine, puis goudronnée pour désenclaver ce village isolé par suite de l'éboulement de sa route (d'où plus tard le tunnel moderne pré-cité). La descente sur Miscon nous conduit au saut de la Drôme et au Claps, ce spectaculaire éboulement de rochers dominant une cascade de la rivière. (même origine étymologique que les "clapiers", du Vercors par exemple).
La plupart rentre manger au gîte et d'autres attendent les vététistes qui ont suivi un itinéraire équestre le long de la vallée de la Drôme et qui sont ravis de nous rejoindre, boueux de la tête aux pieds. Claude Sionneau décide de rentrer par le col de Pennes qui était prévu à l'origine dans l'autre sens pour le matin ce qui fait que redescendu au bord de la Roanne, il rencontre un groupe parti pour l'après-midi et remonte avec eux par le balcon d'Aucelon ce col qu'il vient de descendre. Le beau temps revenu a sans doute stimulé les audaces.
Il ne reste plus qu'à savourer le traditionnel "côteau du Layon" apporté par nos amis angevins pour ouvrir la soirée festive et dansante de ce samedi soir.
Dimanche matin le temps est nettement plus clément que la veille et la boucle par Ste Croix, le passage des Tourettes et le col de Marignac nous ouvre l'appétit pour la dégustation à la cave-coopérative de Die et le dernier repas avant le départ des Angevins et autres Parisiens.
L'après-midi, ce qui reste d'Echirollois se répartit entre le repos, la visite de la ville romaine et médiévale de Die et la descente en canoë-kayak de la Drôme. De belles occasions de détente juste avant la grosse averse de fin de journée.
Mais le lundi matin, patatras: il pleut pendant tout le petit déjeuner et après quelques hésitations on s'engage malgré tout, vers 7 heures moins 10, sur le (très montagneux) itinéraire prévu par beau temps puisque la météo ne prévoit que quelques averses et qu'on peut bifurquer vers la vallée en plusieurs endroits au gré de l'évolution des circonstances. Sous la petite bruine du col de la Croix, le moral reste bon et à Beaufort sur Gervanne on choisit de continuer puisque le ciel bleu déchire les nuages vers le sud-ouest. Mais quelques minutes plus tard c'est une grosse averse qui s'abat sur nous. La montée sur Plan de Baix se poursuit plus au calme mais cette fois-ci c'est le vent du nord qui nous ralentit dans notre progression vers le col de Bacchus puis La Vacherie où nous nous arrêtons pour prendre un café. Juste avant Léoncel ce seront 2 bonnes minutes de grêle qui essayeront sans succès de nous arrêter et les premiers bifurquent déjà dans la montée du col de la Bataille. Au sommet on continue à circuler vu, précisément qu'il n' y a rien à voir dans l'épais brouillard qui remonte du Royans. La traversée de la forêt de Lente se fait en procession, les têtes plutôt baissées. Heureusement, la chaleur du restaurant de la Forêt au village de Lente et celle de l'accueil des restauratrices nous guérira - provisoirement - de nos souffrances, d'autant plus que le repas servi sera particulièrement goûteux (rappel publicitaire : le restaurant de la Forêt à Lente en Vercors).
La suite par le col de Carri se déroule dans un climat beaucoup plus calme et on profite même du passage aux Barraques en Vercors pour visiter, à pied, les Grands Goulets. La remontée vers St Julien précéde le passage au pont de la Goule Noire où nous terminons nos dernières tablettes de chocolat. L'humidité nous coule sur la tête dans les gorges de la Bourne bien que la pluie ait cessé de tomber depuis longtemps et à Lans nous pouvons diverger vers Engins ou St Nizier suivant la destination finale de chacun.
Vers 19 heures 15 les derniers sont à Echirolles pour finir de décharger le camion au terme d'une grande journée de 160 kilomètres pour 21 bullistes.
Conclusion: ce fut un bon cru sans chute, sans accident avec seulement un peu de refroidissement le lundi et malgré les difficultés, beaucoup de kilomètres sur des routes aussi tranquilles que possible dans des paysages aussi agréables que variés.
A l'année prochaine, en direction de l'Auvergne...
Pierre-André Sonzogno
Le témoignage du Webmaster de l'époque :
Le jeudi soir après le turbin, j'ai rejoint l'équipe des VTTistes au fin fond du Vercors profond, aux portes de la Drôme, pour leur apporter leurs sacs de nuit ; j'ai partagé le dîner avec eux et je peux vous certifier que l'équipe n'était pas triste. Je vais tenter de transcrire ci-après leur compte-rendu de la journée griffoné par eux sur une serviette de restaurant entre fromage et dessert :
Après une harrassante mais passionnante journée, après 60 km de chemins et 2000 mètres de dénivelé cumulé, nous sommes arrivés au refuge-auberge de Roybon à 17 heures 30. La première épreuve de la matinée fut la "Montée du Tramway" de Saint-Nizier, passage chargé de souvenirs historiques... Nos augustes fessiers s'en souviendront longtemps, mais sans aucun regret !
Après un petit réconfort à 10 heures au bistrot de Saint-Nizier, nous voilà repartis vers Lans-en-Vercors par un chemin au profil plus reposant. Une autre diffculté nous attendait cependant : la montée au refuge des Allières, où nous avons pique-niqué vers 13 heures, au soleil. Petite sieste, perturbée par le bruit de fond des ronflements de (censuré), puis départ pour une longue descente vers les Cochettes. Montée un peu dure à la Côte 2000, puis chemin de traverse jusqu'à Corrençon, atteint à l'heure du thé vers 16 heures. Une bonne dose de sucre, et en route pour le Golf puis la Fleur du Roy, le Pas de l'Âne et descente sur le refuge-auberge de Roybon, où un sympathique et chaleureux accueil nous est réservé.
Après quelque(s) bière(s) et une bonne douche, toute l'équipe, ravie de cette journée un peu dure mais si agréable, passe à table pour un repas réparateur et excellent. Enfin, vers 22 heures 30, un "suppo et au lit". Rendez-vous demain matin à 7 heures 30 pour le p'tit déj, départ 8 heures 30 pour Die par le col du Rousset.
Guy Pouget